L'imagination et la créativité : Voyages
LES VOYAGES DE L'ESPRIT

L’imagination et la créativité : Voyages

La semaine dernière, France (voir son blog) m’a laissée un commentaire : j’ai de la chance d’avoir un cheval. C’est probablement vrai aujourd’hui alors j’ai envie de te raconter une partie de mon aventure. Je partage avec toi un voyage imaginaire devenu réalité.

Les chevaux et moi

Le cheval me fascine depuis que je suis enfant mais je crois que tous les enfants, surtout les filles, sont attirées vers cet animal merveilleux. J’ai toujours vu des chevaux autour de moi et parfois, je leur parlais. Il y avait un centre équestre et mes copines montaient presque toutes à cheval, mais pas moi.

Je ne crois pas que mes parents pouvaient m’offrir ce luxe à l’époque et finalement aujourd’hui, j’en suis très contente. Alors pendant que mes copines montaient à cheval, je dansais au conservatoire de danse classique. La danse est un art, tout comme l’équitation. D’ailleurs, au conservatoire, tout est rigide, planifié et les pas, sauts attitudes doivent être parfaits.

J’aime la danse et je continue aujourd’hui quelques exercices simples à la barre. J’ai une pièce pour moi dans la maison dans laquelle je voyage.

Rêves d’enfant

Je peux voyager par la méditation, la lecture, l’écriture, la visualisation et qui n’a jamais voyagé en rêve ? Dans ma chambre de petite fille, j’avais un magnifique poster avec un cheval. Je lui avais donné un nom et dans mon imaginaire d’enfant, il était mon cheval. Il dansait avec moi, il consolait mes peines et partageait mes joies.

J’avais un petit chien caniche et c’est avec lui que j’ai eu une relation dans la vie réelle. Rien à voir avec un cheval 😉 Je n’ai jamais oublié ce petit caniche blanc et il vit toujours en moi. En 2020, j’ai 52 ans et j’étais en faculté quand ce petit est arrivé en fin de vie.

Ma rencontre avec le cheval

J’ai rencontré celui qui est devenu mon très fidèle compagnon équin en 2016 alors tu vois… J’admire les chevaux mais je ne suis pas réellement une cavalière. En 2016, je ne savais pas du tout monter à cheval et Ganesh était à l’état sauvage alors je suis assez loin des standards. Mais notre aventure est un voyage merveilleux, même s’il n’est pas facile. J’ai tissé un lien très fort avec ce poulain alors que je ne pouvais même pas le toucher.

Ganesh aura 6 ans le 20 janvier et ce voyage ne fait que commencer.

Je suis allée quelques temps dans un centre équestre parce que je voulais apprendre mais… j’ai fait beaucoup de chutes. J’ai découvert la cravache et une attitude qui ne me ressemble pas : il faut dominer par la force alors que je tisse mes liens par le respect et l’amour. Et puis sincèrement, sauter des barres et faire du croise papattes me semble inutile. Je suis restée une enfant sauvage, je me sens bien dans la forêt avec les arbres, les animaux sauvages…

Quand le cheval me guide

Pour moi, il était hors de question de faire un “débourrage” forcé avec une longe et une chambrière, une cravache et des punitions. Non, le cheval vaut beaucoup mieux que ça. J’ai fait appel à mon imaginaire de petite fille et la relation avec Ganesh est devenue si naturelle que je lui ai demandé son aide.

Nous voyageons depuis ce jour par la pensée (communication animale), à pieds dans les chemins et Ganesh m’a montré comment monter sur son dos sans lui faire mal. Je lui ai laissé tous ces instincts, il n’a pas de mors, pas de fer, je lui parle simplement. Parfois, il n’est pas d’accord alors nous discutons pour trouver une solution qui nous plaira à tous les deux. Même si c’est ainsi que ça se passe, je ne m’estime pas “propriétaire” de la vie de Ganesh.

Ai-je la chance d’avoir un cheval ?

C’est une chance d’avoir rencontrer CE cheval, c’est sûr. Mais pour lui, j’ai changé ma vie car je m’en occupe chaque jour. Je prends soin de lui et quand je vois qu’il est mal, je cherche une solution. Vivre avec un cheval, c’est aller nettoyer le parc tous les jours, vérifier l’eau, le déplacer quand l’herbe commence à manquer.

L'imagination et la créativité : Voyages

L’hiver, je donne du foin et des compléments quand il fait très froid. Je prends le temps de sortir deux fois par semaine par n’importe quel temps. Et je ne monte pas à cheval car une sortie se fait en liberté pour que les chevaux profitent des grands espaces.

L’association et quelques idées

J’ai créé une association pour les protéger et faire partager mon expérience à ceux qui en ont besoin. Le cheval répare les maux des hommes. Ganesh m’a libérée car pour lui, je continue à aller au fond de moi-même. Ma vie a beaucoup changé. Pour de nombreuses personnes, ce n’est pas du tout la vie idéale 😉 mais cette vie me plaît.

Alors tu n’est pas obligée d’avoir un cheval, tu peux te laisser guider par les photos que je partage avec toi. Tu sais, il y a aussi des lectures qui invitent au voyage avec les chevaux (à retrouver sur ce blog). Tu peux aussi visiter ma copine Aurelalala (les lecture d’Aurelalala).

En cette année 2020, nous avons tous découvert le confinement mais je crois que notre imaginaire ne sera jamais enfermé. Le cheval est un guide mais tu n’es pas obligée d’avoir un cheval, ni même de savoir monter pour faire le voyage qu’il te propose.

Je te souhaite une très belle semaine et j’espère que tu prendras plaisir à regarder ces photos de notre transhumance de mercredi dernier. A bientôt.

Bonus, Gratouilles (instagram)

About Author

Angélique

Savoir écouter les chevaux pour une expérience sensible de la nature. J’ai fondé l’Oasis Equi-Wild où je propose des soins accompagnés par le cheval, l’écriture et la marche.

3 Comments

  1. Bonsoir, merci pour la mention. 😉

    J’aime beaucoup ton histoire, je la trouve bienveillante mais surtout magique.

    C’est le moment de t’avouer que, enfant, je ne pouvais pas approcher les chevaux. Je les trouvais terrifiants. Et pourtant, j’en ai côtoyé souvent au gré des sorties avec ma grand-mère qui appartenait à une association et dont la plupart des membres géraient des terres et des animaux divers et variés.

    Vers 11 ans, je suis montée pour la première fois sur un cheval (j’avais déjà fait des tours de poneys… Chose que je trouve bien cruelle avec le recul). Donc, ce cheval appartenait à une amie qui adorait les chevaux mais ne faisait pas d’équitation. Une autre amie qui en faisait nous a proposé de nous montrer ce qu’elle faisait au club… Ben, je suis montée une fois, je suis tombée, je suis plus remontée. Elle le tenait à la longe et avait placé un obstacle quasi à ras de terre… Premier passage, rien à signaler et au second tour, le cheval a sauté au lieu d’enjamber, avec la longe il a tourné mais moi j’ai fait un tout droit. Bref. C’était pas drôle… Même si j’en ris aujourd’hui. C’était pas la faute du cheval. 😉
    Tout ça pour te dire que je n’ai pas la passion des chevaux mais je ne les déteste pas non plus. C’est juste que je ne me sens pas d’affinités avec eux. Il reste une jument chez ma belle-sœur, que je côtoie depuis plus de dix ans maintenant, je passe la voir, la salue, la caresse, mais ça s’arrête là. Et puis, même si je me sentais de monter dessus, elle est trop vieille aujourd’hui pour que je lui inflige cette torture.

    Merci d’avoir partagé ton histoire avec nous. 😊

  2. J’adore ton concept comme je te l’ai déjà dit. Si en plus ça te fait du bien, alors c’est génial.
    Les photos sont toujours dans mon PC ou mon tel… Il faudrait que je prenne le temps et rattrape mon retard côté développement de certaines d’entre elles.

    Bravo pour ton courage et ta détermination.

  3. bonjour, comment vas tu? c’est une très belle histoire, un magnifique voyage. passe un bon mercredi et à bientôt!

Laissez moi une trace de votre passage. Je vous répondrai avec plaisir.