Environnement et population équine

Et si nous parlions de la population équine et de son impact dans notre environnement ?

Je partage mes réflexions matinales non pas dans le but de critiquer quoi que ce soit mais pour agiter un peu les consciences et, de ce fait, trouver des solutions.

Population équine en France

Parmi les 1 106 000 équidés présents fin 2014, les deux tiers sont de types chevaux de selle et poneys. Les chevaux de races de course, avec 200 000 chevaux, représentent près de 20% du cheptel, alors que les cheptels d’ânes et de chevaux de trait représentent respectivement 8% et 6% de la population. Ainsi les activités de sport-loisir sont largement majoritaires car, en plus des chevaux de selle et poneys, environ 50 000 chevaux de race de course sont reconvertis dans le sport ou le loisir.

La France est un petit pays. La population est concentré dans les zones urbaines. La ruralité est déserté. En zone urbaine, pour les loisirs, des chevaux sont parqués sur des petites surfaces. De mon point de vue, le box serait le HLM du cheval. Les centres équestres ont leur chevaux mais s’y ajoutent des chevaux de propriétaires qui sont mis en pension.

Conditions de détention : exemple

J’ai un exemple en tête que je ne citerai pas. Je prends une simple base de calcul. Un centre/pension d’environ 50 chevaux en banlieue parisienne. Il n’y a pas d’espace naturel (ou si peu) et les chevaux sont mis, de temps à autre, sur le terrain de cross.

Il n’y a pas de pré et aucune possibilité de pairie. Pourtant, il faut nourrir les chevaux. Ma question est donc : comment le centre se procure-t-il le foin nécessaire à l’alimentation des chevaux ? Autre question quand des chevaux sont détenus hors sol en zone urbaine : l’évacuation du fumier.

Compte tenu de l’impossibilité d’autonomie alimentaire, n’y a-t-il pas surpopulation???

La pénurie de foin

Nous connaissons actuellement une pénurie alimentaire. 2018 a été la deuxième année de sécheresse consécutive. Les bêtes, habituellement au pré et à l’herbe ont été nourries au foin de façon précoce. Nous sommes maintenant dans une région agricole où les agriculteurs et particuliers ont une quasi autonomie alimentaire ainsi que de litière (les vaches sont rentrées la nuit).

La sécheresse connait de nombreuses causes qui ne seront pas développées dans cet article. Ce qui nous intéresse, ce sont ses conséquences. Quand les récoltes sont bonnes, que le foin est suffisant, les agriculteurs revendent le surplus. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Pas d’eau, pas d’herbe : pas de foin

Nous sommes nombreux cette année, en zone rurale, a ne pas avoir une réserve suffisante de fourrage pour couvrir les besoins alimentaires de nos chevaux (mais aussi poney, vaches, moutons…). Il nous reste la possibilité de pâtures nomades (les chevaux sont sorties chaque jour pour trouver eux-mêmes leur nourriture), la fourrage vert mais encore faut-il avoir un pré où faucher, et le complément alimentaire. Cette dernière solution n’est pas idéale. Les sols sont aussi utiles à l’alimentation humaine – non cher citadin, tes légumes ne poussent pas en barquette plastique – et il faut donc un espace agricole conséquent pour nourrir tout le monde.

Et pourtant, la population équine ne diminue pas, bien au contraire. Il y a un moment où ça va devenir dangereux. J’ai déjà largement démontré que le cheval n’est pas fait pour vivre dans un box de 12m2 et je ne crois pas qu’il serait judicieux de commettre la même erreur qu’avec d’autres herbivores en donnant des farines animales. Alors ?

Le cheval

Un cheval est un herbivore qui est fait pour manger de l’herbe environ 12 heures par jour, le reste du temps étant passé à se reposer et à se déplacer … pour chercher cette herbe !

Cette consommation de fourrage est extrêmement importante pour le cheval à plusieurs titres : elle couvre une partie de ses besoins nutritionnels, elle entretien la flore intestinale, participant au confort digestif, et enfin elle est un facteur d’apaisement pour le cheval. Un cheval adulte consomme environ 1.5 kg de matière sèche pour 100 kg de poids corporel.

Toutes les idées sont les bienvenues. Nous rédigerons prochainement un retour sur l’utilisation de fourrage compacté. Nous parlerons aussi de l’usure des sols.

Author: Mamy Horse (Annawenn)

Mamy Horse ou les aventures d'une licorne cinquantenaire, fondatrice Equi Wild - écologie, randonnées équestres et pédestres. Look, tutos, cuisine, humour, animaux et shopping.
Association la maison écologique (Protection de l'environnement)

Cavalière passionnée par la nature, la randonnée et bujo addict. Doctorante de la filière équine. L'Equi-Wild est une philosophie & une activité à découvrir pour les amoureux de la nature en général, des chevaux en particulier

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